Première œuvre de la collection Nanature, L’Havre marque le point de départ d’une exploration où la nature se ressent avant de se reconnaître. Réalisée sur un canevas de bois en technique mixte — acrylique, aérosol, pastel gras et gravure — l’œuvre se déploie comme un paysage intérieur vibrant de couleurs et de textures.
C’est une abstraction qui respire l’été.
Elle évoque ces marches d’enfance où, après avoir traversé les bois, on débouche soudain sur un endroit secret : une clairière, une rivière, un espace ouvert qu’on a l’impression de découvrir pour la première fois. Un lieu rare, lumineux, presque intime, qui semble nous accueillir.
Les couches de couleur, tantôt douces, tantôt éclatées, recréent ce moment de révélation : les odeurs, la chaleur, le bruissement de la végétation, la sensation d’être seul au monde et pourtant profondément lié à ce qui nous entoure.
L’Havre n’illustre pas un lieu précis, mais ce moment suspendu où l’on découvre un espace qui nous touche sans savoir pourquoi. Un endroit qui crée, presque instantanément, un lien intime. Une rencontre silencieuse avec la nature, où tout s’aligne et où l’on se rappelle, simplement, que la vie peut être profondément belle.