Dans La Routine, Élie Miron explore la mécanique intime et silencieuse de l’autodestruction. L’œuvre évoque ces gestes répétés, presque banals, par lesquels une personne peut s’enfermer jour après jour dans un cycle qui la ronge. Non pas par impulsion soudaine, mais comme une habitude qui s’installe, un rituel sombre qui finit par ressembler à un plan de vie… ou à une mort soigneusement préméditée, suivant presque un plan de match intérieur que l’on ne remet jamais en question.
L’artiste traduit ce glissement progressif à travers une iconographie puissante : une routine qui devient prison, un quotidien qui se dévore lui-même. La Routine n’est pas une glorification, mais un miroir — celui d’une existence qui s’effrite à force de reproduire les mêmes choix, les mêmes schémas, les mêmes renoncements.
Une œuvre forte, émotionnelle et profondément humaine, qui invite à réfléchir sur la fragilité psychologique, les engrenages invisibles du désespoir, et ces chemins intérieurs où l’on peut se perdre sans bruit.